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Et si la baby-sitter avait une opinion différente des parents sur l’éducation de l’enfant ?

· baby-sitter,garde d'enfant,education

Les questions relatives à l'enfant telles que la discipline, les activités acceptables, le coucher, les tâches ménagères, etc., sont sujettes à appréciation personnelle. Chaque personne et chaque foyer ayant une vision personnelle de ce qui est bien pour l’enfant. Ce qui signifie que d’autres personnes peuvent être en désaccord avec des valeurs, ce qui n’a rien d’anormal ici. Les difficultés peuvent survenir si la baby-sitter a une opinion différente de la famille où elle intervient, et si cet écart représente une barrière infranchissable.

Comme à mon habitude, je prends beaucoup de plaisir à interroger des professionnelles sur des sujets précis, afin de partager avec vous les résultats de cette étude. Ce que j'ai fait pour ce sujet.

Aperçu rapide des réponses

Pour résumer les réponses obtenues face à une situation où l’intervenante aurait une opinion opposée à celle des parents, 3 type de réflexions dominent :

  • Elles adhéreraient malgré tout aux directives des parents

  • Elles ne prendraient pas la mission et demanderaient à l’agence de leur en trouver une autre

  • Elles chercheraient un autre job, ne pouvant gérer une possible situation conflictuelle

J’attire votre attention sur le fait que les personnes interrogées sont des baby-sitters débutantes à expérimentées, et qu’aucune ne représente Happysitters. J’ai supposé ici que le volume des interviewées pouvait de toute façon représenter une moyenne digne d’intérêt. Quand vous savez que certaines études officielles ne reposent que sur une vingtaine de personnes, la mienne pourrait même paraître plus intéressante !

Vous trouvez ci-dessous 5 façons de réagir face à un constat de divergence, un choix personnel parmi le lot de réponses.

5 réactions posant une réflexion

Parmi le lot de réponses, 5 sont mes préférées, que je sois du même avis ou pas du tout. Elles sont toutefois dignes d’intérêt, apportant matière à réflexion d’un côté comme de l’autre :

  • L’entrevue rend également service à la baby-sitter

    Elodie a 34 ans, et me dit que « la plupart des gens ont l’impression que c’est la famille qui nous interroge, alors que nous interrogeons aussi la famille ! J'ai décliné des offres en entretien, sachant dans les 5 minutes que je ne pourrais pas me sentir à l’aise dans cette famille là ».
Voici quelques signes avant-coureurs selon Elodie : « ils m'ont fait attendre plus de 15 min, la maison est sale ou en plein désordre, les enfants sont incontrôlables, les 2 parents ne sont pas présents, ils ne posent pas correctement les questions essentielles ou ne les abordent pas, ils sont en état d'ébriété, ils se disputent, sont impolis ou condescendants. Durant une rencontre, vous seriez surpris de voir comment certaines personnes se comportent… En ce qui me concerne, je suis attachée au soin, à la sécurité et à l'éducation d’un enfant ».
  • Quand plaisir personnel se mélange aux activités

    Laura est âgée de 22 ans et montre une certaine sensibilité, voire susceptibilité : « j’étais baby-sitter à domicile depuis peu, quand la mère de l’enfant m’a rabrouée pour avoir regardé une série télévisée avec les enfants, où la religion avait un arrière plan dans l’histoire. Les parents ne voulaient pas que leurs enfants soient exposés à une religion contre leur volonté. Je suis partie environ 2 semaines plus tard ».
  • Le détecteur de situations peu favorables

    Julie à 30 ans et possède une expérience de baby-sitter de 8 ans. Selon elle, la candidate doit poser les bonnes questions lors de l'entretien et ne travailler qu’avec les familles où leur style est en adéquation avec le sien. Elle affirme que « ce n'est pas aussi simple que cela en a l'air, car certains parents mentent à propos de leur rôle parental. Mais après tant d’années d’expériences, je peux généralement avoir une bonne idée de leur style dans le premier quart d’heure ». 
L’idée est que s’il existe des cachotteries sur les sujets cardinaux dès le départ, la probabilité que d’autres candidates aient refusé la mission est forte. L’objectif est d’en trouver une qui accepterait le job malgré un style parental ou un management, voire des conditions d’interventions, a priori peu favorables à la professionnelle ou à l’enfant.
  • Essayer et trouver un compromis

    Tiffany semble beaucoup plus souple que d’autres de ses consœurs, puisqu’elle parle systématiquement durant la première rencontre de « leur style parental. Je dispose propose souvent d’essayer quelques heures de garde afin que les parents et moi-même nous assurions pourvoir collaborer. Si le style parental n’est pas dans mes convictions, je le remarque au cours de la rencontre initiale, et j’essaie alors de trouver un bon compromis avec eux. »
  • Partager les attentes des parents

    Pour Nadège, il faut « partager les attentes des parents autant que possible, par respect pour eux. Cependant, si leurs souhaits m'offensaient, je chercherais une mission ailleurs. Je suis généralement très flexible, mais je ne travaillerai pas pour une famille qui permette aux enfants de profiter de moi. Je pense qu'ils devraient me respecter aussi ». 
Mais le respect étant une valeur également pour l’enfant, de rajouter que « je n’offrirai pas mes services aux personnes qui utilisent des châtiments corporels. Je ne suis pas d'accord avec cela parce que ce n’est pas efficace. Sinon, je travaillerai pour presque tout le monde ».
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